Communiqué de presse - Lyon - 12 février 2010
Dans son récent rapport, l'IGAS1 pointe du doigt la nécessaire amélioration de la prise en charge de la contraception et des IVG2 dans notre pays. Parmi les mesures préconisées, les rapporteurs citent l'amélioration de la formation dispensée aux internes de médecine générale.
L'ISNAR-IMG soutient bien sûr cette proposition.
L'amélioration de notre maquette de formation est un sujet que nous soutenons depuis bientôt deux ans auprès de nos Ministères de tutelles.
Ce rapport montre un aspect des conséquences de l’inadéquation de notre formation à nos conditions d’exercice.
Les internes de médecine générale effectuent de façon obligatoire un semestre en pédiatrie ET/OU en gynécologie.
Trois mois de formation en gynécologie donc, ou une formation pour environ un interne sur deux, selon les facultés.
Par ailleurs, l’augmentation des effectifs d’internes compromet à très court terme l’accès aux terrains de stage de gynécologie, qui doivent à ce jour être réalisés à l’hôpital.
Le nombre d’internes de médecine générale qui bénéficieront d’une formation pratique à la gynécologie va donc continuer à décroître, renforçant le constat de carence de l’IGAS.
Il est impératif que les internes de médecine générale disposent d’une formation de qualité à la gynécologie, adaptée à l’exercice des soins primaires.
À cette fin, il faut qu’ils puissent se former également en milieu ambulatoire. Ces terrains de stage, potentiellement nombreux, correspondent tout à fait à leur exercice futur.
C’est pourquoi il est indispensable de privilégier leur développement. Il faut noter que le problème se pose à l’identique pour la pédiatrie. Si rien n’est fait, parmi les internes de médecine générale qui prendront leurs fonctions en novembre, il est probable que certains soient amenés à finir leurs études sans aucune formation pratique dédiée à la santé de la mère et de l’enfant.
Pour la gynécologie comme pour le reste de notre formation initiale, l'amélioration dans une optique de professionnalisation est nécessaire et urgente.
Il s’agit d’un impératif de santé publique, autant que d’une des clés de la revalorisation de l’exercice des soins primaires.
Pierre CHAPUT, Porte Parole.





