#NoFreeLunch | Les médicaments nouveaux

Par Isnar IMG Le 25 septembre 2019 Lecture 3 minutes

 

Les médicaments nouveaux, malgré des études bien menées, n’ont pas pu être testés à long terme sur des patients et à l’échelle de la population générale.

 

Pour les inspecteurs de l’IGAS, le marketing est structurellement biaisée, avec notamment une survalorisation des médicaments récents et une dévalorisation des médicaments anciens.

 

Il est logique que sur ces médicaments nous ayons moins de retours, notamment ceux qui arriveront grâce à la pharmacovigilance. Par exemple, ce n’est qu’avec le recul que les risques d’autisme et d’autres troubles du développement liés à la prise d’acide valproïque pendant la grossesse ont été connus, et sont aujourd’hui acceptés. Pour les chimiothérapies anticancéreuses, le recul montre souvent une absence d’amélioration de la durée de survie ou de la qualité de vie.

 

En avril 2019, l’Agence Européenne du Médicament a même demandé le retrait pour « inefficacité » d’une Autorisation de Mise sur le Marché qu’elle avait elle-même accordée en 2016, suite au recul de deux ans de plus sur ce médicament. (European Medicine Agency “EMA recommends withdrawal of marketing authorisation for cancer medicine Lartruvo°” 26 avril 2019).

 

Une nouvelle molécule ou un nouveau médicament peut apporter de nouvelles solutions mais comme tout traitement il n’est pas exempt d’effet secondaire. Il est parfois nécessaire d’avoir un certain recul pour identifier tous les risques liés à un nouveau traitement.  Il faut donc garder un certain esprit critique vis-à-vis de ces nouveaux produits.


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